Tour de l’Étang en Mars
20 Fruitiers, Poulailler et Nouvelle Zone
Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que nous avons commencé les premières plantations autour de l’étang.
Et petit à petit, certaines zones de la ferme commencent vraiment à changer d’ambiance.
Les premières zones de fruitiers
Aujourd’hui, nous faisons un nouveau point sur les premières plantations réalisées autour des étangs.
Sur cette première zone, nous avons déjà planté une vingtaine de fruitiers :
manguiers,
cocotiers,
bananiers,
avocatiers,
mangoustans,
et plusieurs autres espèces tropicales.
L’objectif n’est pas simplement de planter quelques arbres isolés.
Nous cherchons surtout à créer progressivement une ambiance de forêt nourricière tropicale.
Les premières espèces plantées autour de l’étang
Voici une partie des fruitiers et arbres déjà plantés sur cette première zone expérimentale :
• Bananier | ต้นกล้วย (Ton Kluay)
• Sesbania grandiflora | ดอกแค (Dok Khae)
• Cassier du Siam | ต้นขี้เหล็ก (Ton Khi Lek) – Senna siamea
• Manguier | มะม่วง (Mamuang)
• Ma Fai (Burmese Grape) | มะไฟ (Ma Fai) – Baccaurea ramiflora
• Avocatier | อะโวคาโด (a-wo-khaa-doo)
• Cocotier | ต้นมะพร้าว (ton má-práao)
• Longan (Lam Yai) | ลำไย (Lam Yai) – Dimocarpus longan
Certaines de ces espèces serviront principalement pour les fruits, d’autres pour l’ombre, la biomasse, le feuillage ou encore l’amélioration naturelle du sol autour des étangs.
Planter serré pour créer une forêt tropicale
Certaines personnes trouvent les arbres très rapprochés.
Et effectivement, les plantations sont volontairement assez denses.
L’idée est de tester :
les interactions entre les arbres,
les zones d’ombre,
la concurrence naturelle,
et les associations possibles dans un climat tropical.
Cette première zone devient donc une véritable parcelle expérimentale.
Certaines espèces pousseront mieux que d’autres.
Certaines disparaîtront probablement.
Mais cette phase d’observation est importante avant les futures grandes plantations sur la ferme.
Une nouvelle zone de plantation
Pendant cette vidéo, nous préparons également une deuxième grande zone de fruitiers autour des eucalyptus.
Le travail commence par :
• le dégagement des eucalyptus
• le nettoyage des feuilles et branches
• et la préparation du terrain
Cette fois, nous voulons tester une autre approche.
Au lieu de creuser directement les trous dans une terre très sèche et dure, nous allons d’abord :
déposer du fumier de vache,
laisser les poules gratter,
et observer comment elles travaillent naturellement le sol.
Utiliser les animaux pour préparer la terre
Les poules passent déjà beaucoup de temps dans cette zone ombragée.
L’idée est donc de les utiliser pour :
gratter le terrain,
mélanger les matières organiques,
et participer naturellement à l’amélioration du sol.
Petit à petit, nous essayons de créer des interactions simples entre :
• les arbres
• les animaux
• le compost
• et le terrain lui-même
Que faire des eucalyptus ?
Cette partie du terrain était auparavant largement plantée d’eucalyptus.
Dans la région, ces arbres sont surtout utilisés pour :
produire du bois,
et pomper l’eau des rizières.
Mais ils apportent peu d’interactions positives avec les autres cultures.
Au contraire, beaucoup de personnes expliquent qu’il devient difficile de faire pousser d’autres plantes autour.
Nous voulons donc observer cela directement sur le terrain.
Certaines zones conserveront quelques eucalyptus.
D’autres seront progressivement transformées en zones fruitières plus diversifiées.
Une future petite forêt tropicale
Sur cette nouvelle parcelle, nous prévoyons de planter près d’une quarantaine de fruitiers.
Toujours avec cette idée de densité importante.
L’objectif reste de créer :
de l’ombre,
du paillage naturel,
de la biomasse,
et un effet jungle tropicale autour des étangs.
Même si certaines plantations échouent, elles participeront malgré tout à nourrir le sol et les autres arbres.
Le chantier du futur poulailler
L’autre gros chantier du moment, c’est la construction du futur poulailler.
Le bâtiment avance rapidement grâce au bois d’eucalyptus récupéré directement sur la ferme.
Toute la structure est réalisée presque uniquement avec de la récupération :
bois coupé sur place,
matériaux simples,
et quelques clous neufs.
Le résultat reste rustique, mais parfaitement adapté à l’esprit du projet.
Poules… ou canards ?
Au départ, ce bâtiment était prévu uniquement pour les poules.
Mais les choses évoluent vite.
Après seulement un mois, nous avons déjà plus de 50 canards sur la ferme.
Et plus nous observons les canards, plus nous découvrons qu’ils sont particulièrement adaptés au climat local :
• robustes
• résistants
• autonomes
• et très productifs
Les œufs de canard sont également plus gros et plus riches que ceux des poules.
Nous réfléchissons donc peut-être à organiser différemment les espaces pour les animaux dans les prochains mois.
Une ferme qui commence à prendre vie
Même si tout reste encore très simple aujourd’hui, le terrain commence réellement à changer :
les premières plantations poussent,
les animaux occupent les espaces,
les zones se structurent,
et les premières constructions apparaissent autour des étangs.
Petit à petit, la ferme cesse doucement d’être uniquement une idée.
Le journal continue
Cette période ressemble beaucoup à une grande phase d’expérimentation.
Tester.
Observer.
Planter.
Construire.
Modifier.
Et apprendre chaque semaine un peu plus sur ce terrain tropical en Isan.
Entre les fruitiers, les canards, les eucalyptus et les premiers bâtiments, LukyMeet Organic Farm continue doucement à prendre forme au cœur de la Thaïlande rurale.