5 mois plus tard… le Terrain a changé

et Pourquoi on n’a encore rien construit


Cela fait maintenant cinq mois que nous avons découvert ce terrain pour la première fois.

Et même si la ferme n’existe encore que partiellement, beaucoup de choses ont déjà évolué depuis notre arrivée en Isan.

Observer avant de construire

Depuis le début du projet, nous avons choisi d’avancer lentement.

L’objectif n’est pas de transformer immédiatement le terrain.

Nous voulons d’abord observer :

  • les saisons,

  • les pluies,

  • les vents,

  • les écoulements d’eau,

  • et la manière dont le terrain réagit naturellement.

C’est d’ailleurs l’un des principes de base de la permaculture :
prendre le temps d’observer avant d’agir.

Les premières traces des orages

Ces dernières semaines, nous avons déjà eu plusieurs gros orages malgré la saison sèche.

Et les effets sur le terrain sont immédiats.

À certains endroits, l’eau a creusé des tranchées de près de 20 cm de profondeur après seulement un seul orage.

Ces observations sont extrêmement importantes pour la suite du projet.

Elles permettent de mieux comprendre :
• les zones de ruissellement
• les futurs points de drainage
• les endroits sensibles à l’érosion
• et les futurs emplacements des étangs

Les conséquences de la saison sèche

Cette période nous permet aussi de découvrir une autre réalité du climat local :
les incendies.

Il y a quelques semaines, un feu s’est propagé depuis un champ voisin jusque sur une partie du terrain.

Heureusement, les pompiers sont rapidement intervenus.

Même si l’incendie reste impressionnant sur le moment, la végétation repart ici extrêmement vite.

Quelques semaines seulement après le feu, les eucalyptus commencent déjà à reverdir.

Les futures zones d’étangs

Petit à petit, le projet devient beaucoup plus concret dans notre tête.

Le terrain étant une ancienne zone de rizières, il présente déjà naturellement des bandes de terre séparées par des zones plus basses.

L’idée est de transformer ces parties centrales en étangs tout en conservant des bandes de terre d’environ 10 mètres de large autour de l’eau.

Ces bandes accueilleront :

  • les arbres fruitiers,

  • les cocotiers,

  • les chemins,

  • les zones ombragées,

  • et les futurs espaces de vie.

Créer une ambiance de forêt tropicale

L’objectif n’est pas seulement de produire.

Nous voulons aussi créer une véritable ambiance tropicale autour des étangs.

Des chemins étroits.

Des arbres denses.

Des zones ombragées.

Des perspectives naturelles.

Petit à petit, nous essayons d’imaginer une ferme où l’eau et la végétation donnent l’impression d’être présentes depuis toujours.

Les premières zones protégées

Certaines parties du terrain sont déjà devenues nos endroits préférés.

Notamment les petites zones ombragées autour des points d’eau que nous appelons maintenant les “safe zones”.

Grâce aux arbres et à l’humidité, la température y descend immédiatement de plusieurs degrés.

Même pendant les journées très chaudes, ces espaces restent particulièrement agréables.

Nous souhaitons conserver ces zones le plus naturelles possible.

Les futurs bungalows et espaces de vie

Pendant cette visite, nous évoquons également les futures zones d’accueil.

Plusieurs petits bungalows devraient être construits sur certaines bandes de terre plus larges autour des étangs.

L’idée reste de garder des constructions discrètes, intégrées dans la végétation.

Nous prévoyons également :
• un espace commun
• une cuisine extérieure
• un living space ouvert
• un grand potager
• et des espaces pour les animaux

Le futur espace potager

La partie la plus haute du terrain sera réservée :

  • au potager,

  • au poulailler,

  • aux bâtiments techniques,

  • et à notre future maison.

Cette zone légèrement surélevée permettra une meilleure gestion de l’eau pendant les fortes pluies.

Nous réfléchissons déjà à intégrer les poules directement autour du potager afin de créer un système plus autonome et plus vivant.

Retour sur mon ancien potager en France

À la fin de cette vidéo, je partage également des images de l’ancien potager que j’avais en France.

Pendant plusieurs années, je cultivais déjà un grand jardin de plus de 1000 m² avec :

  • tomates,

  • courges,

  • aubergines,

  • haricots,

  • fraisiers,

  • pastèques,

  • et de nombreuses expérimentations autour du compost et du paillage.

Même si la permaculture tropicale reste totalement nouvelle pour moi, cette première expérience continue aujourd’hui d’influencer énormément notre manière de penser la ferme.

Une ferme qui se construit lentement

Aujourd’hui encore, il n’y a :

  • ni grands bâtiments,

  • ni verger mature,

  • ni infrastructures terminées.

Mais chaque mois d’observation nous permet de mieux comprendre ce terrain.

Et plus le temps passe, plus certaines décisions deviennent naturelles.

Le journal continue

Ces cinq premiers mois ont surtout été une période d’observation intense.

Observer la pluie.

Le feu.

Le vent.

La chaleur.

L’eau.

La végétation.

Et petit à petit, entre les eucalyptus, les futurs étangs et les premières idées d’aménagements, LukyMeet Organic Farm continue doucement à prendre forme au cœur de l’Isan thaïlandais.

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