Ma vie en Thaïlande

De la Maison à la Ferme


Chaque matin, je marche environ 1,4 km entre notre maison et la ferme.

Ce trajet est devenu une routine depuis notre installation dans le village.

Et finalement, cette petite marche résume assez bien la transition que nous sommes en train de vivre ici, au cœur de l’Isan.

Une nouvelle routine dans le village

Depuis notre arrivée, je fais ce trajet presque tous les matins.

Je pars tôt avant les fortes chaleurs.

Le village se réveille doucement.

Quelques scooters passent sur la route.

Les habitants commencent leurs activités.

Et ici, le fait de marcher surprend encore beaucoup de monde.

La plupart des déplacements se font en scooter ou en voiture.

Certains habitants s’arrêtent régulièrement pour me proposer de m’emmener jusqu’à la ferme.

Mais cette marche est devenue importante pour moi.

Elle me permet de réfléchir, d’observer le village et de commencer la journée tranquillement.

Le souvenir de notre ancienne ferme en France

Pendant cette promenade, je repense souvent à notre ancienne vie dans les Hautes-Pyrénées.

Nous avions déjà une ferme avec environ 18 500 m² de terrain.

J’y avais commencé des plantations d’arbres fruitiers ainsi qu’un grand potager de plus de 1000 m².

Cette expérience m’a énormément appris :

  • les plantations,

  • les erreurs,

  • la gestion du terrain,

  • le rythme des saisons,

  • et surtout l’importance de produire une partie de sa nourriture.

Quand nous avons quitté la France fin 2024, les premiers arbres commençaient seulement à produire.

Pourquoi nous avons quitté Hua Hin

À notre arrivée en Thaïlande, nous passons un peu plus d’un an à Hua Hin.

La ville est agréable, propre et confortable.

Mais petit à petit, je ressens un manque de nature et de contact avec la terre.

Nous vivions dans une villa très entretenue où tout était parfaitement propre en permanence.

Et au final, je réalise assez vite que ce mode de vie ne me correspond pas totalement.

J’ai besoin :

  • d’arbres,

  • de terre,

  • de compost,

  • de plantations,

  • et d’un environnement plus vivant autour de moi.

Le projet change complètement de direction

Au départ, nous pensions construire la ferme du côté de Khon Kaen.

Nous commencions à rechercher des terrains dans cette région.

Puis plusieurs événements changent complètement nos plans.

Nous tombons tous malades pendant une période où nous devions justement partir visiter des terrains.

Quelques semaines plus tard, Nuschaya propose simplement de venir voir le terrain familial de ses parents en Isan.

Et dès notre arrivée, quelque chose devient évident.

La découverte du terrain familial

Quand nous découvrons le terrain au mois de novembre, la saison des pluies vient juste de se terminer.

Les eucalyptus sont encore très verts.

Le terrain est magnifique.

Très calme.

Très vivant.

Et surtout, l’espace est immense comparé à ce que nous avions connu jusque-là en Thaïlande.

La maman de Nuschaya nous propose alors d’utiliser une partie du terrain familial pour développer notre projet de ferme.

C’est à ce moment-là que le projet LukyMeet Organic Farm devient réellement concret.

Une phase importante d’observation

Aujourd’hui encore, la ferme reste largement vide.

Il n’y a pas encore :

  • de maison,

  • de grands bâtiments,

  • de grands étangs terminés,

  • ni de véritable verger installé.

Et c’est volontaire.

Depuis notre arrivée, nous passons beaucoup de temps à observer :

  • les pluies,

  • les écoulements d’eau,

  • les zones humides,

  • le vent,

  • les réactions du terrain,

  • et le comportement des animaux.

Cette phase d’observation fait partie intégrante du projet.

Les premiers animaux et les premières plantations

En arrivant sur la ferme de l’oncle Sawas, les canards viennent immédiatement autour de nous.

Les premières couvées grandissent rapidement.

Les oies surveillent déjà les étangs.

Et nous avons commencé les premières plantations :
• cocotiers
• manguiers
• bananiers
• jeunes arbres tropicaux

La première mini forêt tropicale commence doucement à prendre forme autour de l’eau.

Construire un mode de vie plus simple

Plus les semaines passent ici, plus nous réalisons que ce projet dépasse largement la simple idée de créer une ferme.

Nous cherchons aussi à construire un mode de vie différent :

  • plus calme,

  • plus proche de la nature,

  • plus autonome,

  • et plus connecté au rythme réel du terrain.

Le journal continue

Cette petite marche quotidienne entre la maison et la ferme paraît très simple.

Mais elle représente finalement assez bien cette nouvelle étape de notre vie.

Chaque matin, en traversant le village puis les rizières avant d’arriver aux étangs, nous avons un peu plus l’impression de construire progressivement notre place ici, au cœur de l’Isan thaïlandais.

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