15 Raï de Terrain en Thaïlande

Comment on va transformer ce Projet


Le soleil se lève doucement sur les rizières de l’Isan.

Il est à peine 6h30 du matin lorsque nous arrivons sur le terrain familial pour l’explorer une nouvelle fois.

L’air est encore frais, les herbes sont humides et la saison des pluies vient tout juste de se terminer.

La découverte du terrain familial

C’est seulement la deuxième fois que je découvre ces terres situées dans la province d’Ubon Ratchathani.

Le terrain fait environ 15 rai, soit près de 24 000 m².

À ce moment-là, il n’y a encore aucun projet réellement défini.

Seulement des rizières familiales, quelques mares naturelles et beaucoup de végétation autour des parcelles.

Mais dès les premières minutes, quelque chose nous marque immédiatement :
le calme du lieu.

Un paysage encore très naturel

Le terrain est entouré :
• d’eucalyptus
• de bambous géants
• de zones humides
• de petites mares naturelles
• et de nombreuses haies végétales entre les parcelles

Contrairement à beaucoup de zones agricoles très ouvertes, ici la végétation reste très présente partout autour du terrain.

Même les limites des parcelles ressemblent déjà à de petites bandes forestières.

On entend constamment :

  • les oiseaux,

  • les insectes,

  • le vent dans les arbres,

  • et les sons du village au loin.

Marcher dans les rizières

Nous avançons lentement entre les parcelles.

Les petits monticules de terre utilisés pour retenir l’eau dans les rizières dessinent naturellement les limites du terrain.

Certaines zones sont encore très humides.

Par moments, il faut contourner l’eau ou traverser la boue.

La caméra bouge un peu.

On glisse parfois.

Mais cette première exploration nous permet surtout de commencer à comprendre le relief du terrain.

Observer avant de construire

À ce moment-là, il n’y a encore :

  • ni maison,

  • ni étang aménagé,

  • ni verger,

  • ni véritable zone de vie.

Et finalement, c’est probablement ce qui rend cette phase si importante.

Depuis le début, nous voulons prendre le temps d’observer :

  • les écoulements d’eau,

  • les zones basses,

  • les vents,

  • le soleil,

  • la végétation existante,

  • et le fonctionnement naturel du terrain avant de transformer quoi que ce soit.

Une sensation très différente de Hua Hin

Ce qui me surprend le plus pendant cette visite, c’est probablement la sensation de calme.

Depuis notre arrivée en Isan, le rythme paraît complètement différent de celui de Hua Hin.

Ici, les journées commencent très tôt.

Les moines du village passent dans les haut-parleurs dès le lever du jour.

Le trafic est presque inexistant.

Et surtout, la présence permanente des arbres et des zones naturelles change complètement l’atmosphère.

Retrouver un environnement vivant

En marchant sur le terrain, je réalise aussi à quel point la présence des arbres m’avait manqué.

En France, autour de notre ancienne ferme dans les Hautes-Pyrénées, j’aimais déjà énormément les plantations et le potager.

Mais ici, la végétation tropicale apporte quelque chose de très différent :

  • une croissance extrêmement rapide,

  • beaucoup plus de biodiversité,

  • et une impression permanente de nature vivante autour de nous.

Le village juste à côté

À cette période, nous ne vivons pas encore directement sur le terrain.

L’oncle Sawas nous prête une petite maison dans le village voisin.

Le village est très simple et très rural.

Très peu de touristes passent ici.

Notre arrivée attire rapidement la curiosité des habitants, surtout avec Alice.

Mais l’accueil reste extrêmement chaleureux et bienveillant.

Les premières idées apparaissent

Même si la ferme n’existe encore que dans notre imagination, cette première visite fait déjà apparaître beaucoup d’idées :
• les futurs étangs
• les bandes fruitières
• les cocotiers
• les zones de vie
• les chemins entre les parcelles

Pour la première fois, nous commençons réellement à imaginer ce que ce terrain pourrait devenir dans les prochaines années.

Le journal continue

Cette matinée ressemble simplement à une promenade dans des rizières familiales de l’Isan.

Et pourtant, elle marque probablement le véritable début du projet LukyMeet Organic Farm.

Parce qu’au milieu des eucalyptus, des mares naturelles et des rizières encore humides, nous commençons doucement à voir apparaître le futur lieu de notre vie ici en Thaïlande rurale.

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