On Crée une Haie Naturelle

Avec le Bois du Terrain


Depuis plusieurs semaines, nous récupérons énormément de bois sur le terrain.

Des bambous tombés, des branches sèches, des arbres morts…

Et plutôt que de tout brûler, nous commençons à réfléchir à une autre manière d’utiliser cette matière directement sur la ferme.

Transformer le bois mort en haie naturelle

Cette semaine, nous lançons un nouveau petit chantier autour des futures zones de culture.

L’idée est simple :
créer une longue haie naturelle avec le bois coupé sur le terrain.

Pour l’instant, nous empilons simplement :

  • les branches,

  • les troncs,

  • les bambous secs,

  • et différents morceaux de bois récupérés sur place.

Mais à terme, cette structure sera entièrement végétalisée.

Une barrière vivante autour de la ferme

L’objectif n’est pas uniquement esthétique.

Cette haie servira aussi :
• de protection contre les chiens errants
• de refuge pour les oiseaux et les insectes
• de réserve de matière organique
• et probablement de support pour de futures plantes

Petit à petit, la végétation viendra naturellement coloniser l’ensemble.

Les oiseaux apporteront des graines.

Les pluies feront repartir les plantes.

Et avec le temps, cette simple accumulation de bois devrait devenir une véritable haie vivante.

Réutiliser au lieu de brûler

Dans cette région de l’Isan, beaucoup de bois mort finit habituellement brûlé après les nettoyages des terrains.

Ici, nous essayons progressivement de faire autrement.

Le bois devient une ressource :

  • pour les futures cultures,

  • pour les haies,

  • pour les bacs potagers,

  • ou simplement pour nourrir le sol avec le temps.

Même les vieux bambous secs trouvent finalement une nouvelle utilité.

Nettoyer progressivement les zones autour des étangs

Une partie du travail consiste aussi à nettoyer les zones autour des futurs aménagements.

Certains bambous brûlés ou tombés deviennent dangereux ou encombrants.

Nous avançons donc petit à petit :

  • nettoyage,

  • élagage,

  • récupération du bois,

  • puis intégration dans la haie naturelle.

Le terrain commence doucement à se structurer sans gros travaux lourds.

Une construction très simple

Pour l’instant, cette haie reste très brute.

Des troncs posés les uns sur les autres.

Des bambous empilés.

Quelques piquets naturels réalisés avec des arbres morts laissés volontairement en place.

Mais même à ce stade, le rendu commence déjà à donner une autre ambiance autour de la ferme.

Après seulement quelques jours, nous avons déjà réalisé près d’une centaine de mètres.

Attendre les premières pluies

La prochaine étape viendra surtout avec la saison des pluies.

Nous attendons maintenant :

  • que le bois se tasse,

  • que l’humidité revienne,

  • et que la végétation reparte naturellement.

Ensuite, nous ajouterons probablement :
• des plantes
• des graines
• des arbres
• et peut-être certaines espèces grimpantes

L’objectif reste de laisser la nature faire une partie du travail elle-même.

Observer la biodiversité revenir

Même avant la végétalisation complète, nous voyons déjà les oiseaux revenir autour de ces nouvelles structures.

Les tas de bois créent immédiatement :

  • des cachettes,

  • de l’ombre,

  • des perchoirs,

  • et des micro-zones vivantes autour de la ferme.

Petit à petit, le terrain devient plus accueillant pour la biodiversité locale.

Le journal continue

Cette haie naturelle paraît encore très simple aujourd’hui.

Mais elle représente assez bien la manière dont nous voulons faire évoluer la ferme :

  • avancer progressivement,

  • utiliser les ressources déjà présentes sur le terrain,

  • limiter le gaspillage,

  • et laisser le vivant reprendre sa place petit à petit.

Entre les étangs, les bambous et les premières pluies qui approchent, LukyMeet Organic Farm continue doucement à se transformer au cœur de l’Isan thaïlandais.

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